Les résultats des évaluations des élèves devraient déclencher des changements au sein du système scolaire

Les résultats des évaluations des élèves devraient déclencher des changements au sein du système scolaire

À diffuser le 29 septembre – Comme la réussite des élèves en mathématiques et en littératie fléchit, la Nouvelle‑Écosse doit utiliser les résultats de ses évaluations provinciales annuelles pour apporter des changements à la prestation des programmes de son système d’éducation, un système d’une valeur d’un milliard de dollars, affirme la vérificatrice générale Kim Adair.

« Vu les ressources publiques considérables investies chaque année, il est essentiel que le Ministère dispose de renseignements fiables pour suivre le rendement des élèves et qu’il les utilise à l’appui de prises de décisions fondées sur des faits », explique la vérificatrice générale dans un nouveau rapport publié aujourd’hui.

Le gouvernement provincial consacre environ 2,5 milliards de dollars par année à l’éducation publique de plus de 133 000 élèves par l’entremise du ministère de l’Éducation et du Développement de la petite enfance, des centres régionaux pour l’éducation et du Conseil scolaire acadien provincial.

Le Ministère réalise chaque année des évaluations normalisées en 3e, 6e et 8e années. Les évaluations ne comptent pas dans la note finale des élèves, mais elles fournissent au Ministère une mesure uniforme du rendement scolaire.

Les résultats des évaluations provinciales des quatre dernières années témoignent de difficultés persistantes en écriture et les résultats en mathématiques diminuent constamment au fur et à mesure que les élèves progressent du primaire au niveau intermédiaire. Les résultats en lecture demeurent relativement stables.

Le Ministère estime avoir investi 700 000 $ en 2024‑2025 pour administrer et corriger plus de 75 000 évaluations provinciales. Outre les quatre jours d’école accordés aux élèves pour passer les évaluations, il faut au Ministère plusieurs mois pour traiter et analyser les résultats avant d’en faire part aux écoles et de les diffuser.

« Le Ministère consacre des ressources substantielles à l’administration, à la gestion et à la correction des évaluations provinciales, ce qui renforce la nécessité que les résultats servent à l’instauration de changements », fait observer Mme Adair.

Même si une politique précise nettement que l’objectif des évaluations provinciales est de suivre et d’évaluer le rendement des élèves, il n’existe aucune cible ni aucun objectif en ce qui a trait au rendement en lecture, en écriture et en mathématiques.

« Le Ministère ne dispose pas de cibles mesurables par rapport aux résultats des évaluations provinciales et il n’a pas pu montrer comment il utilisait ces résultats pour guider ses décisions », poursuit la vérificatrice générale.

Il n’existe par exemple aucun lien clair entre les résultats des évaluations et l’affectation des coachs de soutien en littératie et en mathématiques, ni avec les activités de perfectionnement professionnel offertes aux enseignants.

Pour donner suite à l’audit, le rapport formule 11 recommandations visant à renforcer le lien entre les résultats des évaluations provinciales et les mesures prises par le Ministère, les régions et les écoles, notamment que le Ministère montre clairement la relation entre les résultats des évaluations provinciales et les interventions lancées pour y réagir, notamment en

  • examinant régulièrement les résultats des évaluations au niveau provincial;
  • dégageant les tendances pour déterminer les mesures nécessaires et les résultats escomptés;
  • évaluant l’efficacité des mesures prises.

« Ces recommandations aideront le Ministère à se doter d’objectifs et de cibles visant la performance des élèves en lecture, en écriture et en mathématiques clairement basés sur les évaluations provinciales », conclut la vérificatrice générale.