Les améliorations remédieront les IRC de Plan d’action pour la santé

Les améliorations remédieront les IRC de Plan d’action pour la santé

À diffuser le 27 janvier - Il faut améliorer la reddition de comptes publique de la Nouvelle Écosse sur le rendement de son système de santé afin que les contribuables puissent clairement voir si leur investissement de plusieurs milliards de dollars porte fruit, affirme la vérificatrice générale Kim Adair dans un nouveau rapport.

Lorsque le gouvernement a lancé en 2022 le plan stratégique appelé Plan d’action pour la santé en vue de transformer le système de santé provincial, il s’est engagé à fournir des mises à jour régulières des progrès réalisés au moyen d’indicateurs de rendement clés (IRC), notamment le suivi du nombre de médecins, d’infirmières et d’assistants en soins continus, ainsi qu’une mesure de l’accès aux soins primaires, aux soins de longue durée et aux soins à domicile.

Un examen par la vérificatrice générale de 13 IRC du Plan d’action pour la santé a toutefois mis au jour des problèmes importants par rapport à la reddition de comptes. La fiche de rendement des IRC examinés révèle qu’il faut être prudent quand on interprète les chiffres.

« Même si la décision de publier des indicateurs de rendement clés constitue une initiative positive pour la transparence et la responsabilisation, les résultats de l’audit signalent que le programme pourrait être plus efficace avec des améliorations ciblées », précise la vérificatrice générale Kim Adair.

Les contrôles visant les 13 IRC examinés pour le rapport révèlent que 

  • la plupart des IRC n’utilisent pas des cibles efficaces pour suivre le rendement par rapport aux attentes;

  • deux des IRC présentent des problèmes sérieux en ce qui a trait aux données;

  • des rapports sur les zones de santé et les établissements s’avèrent nécessaires en plus des résultats à l’échelle provinciale.

« Au bout du compte, les faiblesses de la reddition des 13 IRC examinés montre un défi pour les Néo‑Écossais à comprendre des renseignements sur le Plan d’action pour la santé et le rendement du système de santé », fait observer Mme Adair.

L’audit laisse de plus entendre que la reddition de comptes devrait être plus détaillée et cohésive, car l’information existe actuellement sur des multiples sites publics. La mise en application des changements améliorerait la capacité des Néo‑Écossais de comprendre le rendement du système de santé.

Le Ministère de la Santé et du Mieux-être n’est pas d’accord avec trois des douze recommandations pour améliorer la reddition de comptes, notamment la production de rapports transparents sur les Néo‑Écossais à la recherche d’un fournisseur de soins de premier recours; la présentation des données ventilées par établissement ou zone sanitaire sur la performance du système de santé, et la reddition de comptes des personnes qui quittent un service d’urgence sans avoir été vues.

Le budget de 2024‑2025 prévoyait un montant estimatif de 7,4 milliards de dollars en dépenses de santé, soit près de la moitié du budget total de la province. Les dépenses en vertu du Plan d’action pour la santé au cours de ses quatre premières années devraient atteindre près de 1,3 milliard de dollars.

Les indicateurs de rendement clés du système de santé devraient favoriser une transparence et une responsabilisation complètes en informant les Néo‑Écossais sur le rendement du système de santé par rapport aux cibles et aux attentes, ainsi que sur l’impact des investissements substantiels, explique la vérificatrice générale.

« Les contribuables néo‑écossais méritent de savoir ce que rapporte leur investissement de plus d’un milliard de dollars dans le Plan d’action pour la santé. »