Le Ministère ne peut expliquer ou appuyer ses décisions de resurfaçage routier au moyen de données objectives

Le Ministère ne peut expliquer ou appuyer ses décisions de resurfaçage routier au moyen de données objectives

À diffuser le 20 octobre – Même si les coûts des projets de resurfaçage des routes en Nouvelle‑Écosse dépassent rapidement les fonds disponibles, la sélection des projets retenus chaque année ne repose pas sur des données probantes, fait observer la vérificatrice générale.

« Le ministère des Travaux publics ne dispose pas de renseignements exacts ou à jour sur l’état des routes revêtues de la Nouvelle‑Écosse et il n’existe pas d’approche uniforme pour la prise des décisions en matière de resurfaçage », explique la vérificatrice générale Kim Adair dans un nouvel audit rendu public aujourd’hui.

« Si l’on posait la question au Ministère, il serait incapable d’expliquer clairement pourquoi une route donnée a été choisie plutôt qu’une autre. »

Travaux publics est responsable de l’entretien d’environ 23 000 kilomètres de routes revêtues et de routes en gravier à l’échelle de la Nouvelle‑Écosse, où plus de la moitié des résidents demeurent à l’extérieur de la région de la capitale.

Selon Statistique Canada, plus de 70 % des routes de la Nouvelle‑Écosse sont en état passable ou pire. Durant la période de notre audit, des milliers de Néo‑Écossais ont déposé des plaintes auprès d’un centre de contact provincial au sujet de l’état des routes.

Le public a effectué plus de 63 000 appels concernant les routes au cours d’une période de deux ans. Comme le processus de production des rapports de plaintes est manuel, les données ne servent pas de manière uniforme à la prise de décisions éclairées.

On recueille des données détaillées sur l’état des chaussées de nombreuses routes, mais on ne les utilise pas régulièrement pour déterminer les projets prioritaires. Il n’existe non plus aucun moyen d’enregistrer ou de suivre les observations faites sur l’état des chaussées, malgré l’exigence des Normes d’entretien des routes que le personnel assure des patrouilles routières régulières.

Le Ministère a investi au cours des cinq dernières années plus de 850 millions de dollars dans la préservation et la remise en état des chaussées. Le Ministère estime que pour combler le déficit d’infrastructure routière provincial, 700 kilomètres de routes doivent être revêtus chaque année, mais le niveau de financement actuel couvre environ la moitié de tels travaux, soit 391 kilomètres.

Comme le Ministère répartit les fonds principalement en fonction du nombre de kilomètres de routes plutôt que de l’état des chaussées ou des besoins liés au cycle de vie, il n’effectue pas les travaux au moment optimal pour réduire les coûts et maximiser la durée de vie des chaussées.

L’audit comporte neuf recommandations, qui visent toutes à favoriser des décisions d’investissement routier fondées sur des données probantes.

« Vu que les Néo‑Écossais comptent sur un réseau routier provincial sûr et fiable, le Ministère doit démontrer qu’il prend des décisions économiques basées sur de l’information fiable chaque année », affirme la vérificatrice générale.

Le Ministère a accepté toutes les recommandations et a un plan en place pour commencer à les mettre en œuvre au printemps 2027.